L'influence du tremblement de terre de Lisbonne de 1755 sur la littérature française du XVIIIe siècle : Optimisme, Providence et Mal Physique
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Palabra(s) clave:
Filosofía
Philosophie
Littérature
Literatura francesa
Historia de Portugal
Terremoto
Lisboa
1755
Optimismo
Providencia
Mal físico
Rousseau
Voltaire
Providence
Mal physique
Optimisme
Fecha de publicación:
Serie:
Grado en Lenguas Modernas y sus Literaturas
Descripción física:
Resumen:
Le 1er novembre 1755 se produisait à Lisbonne un grand tremblement de terre d’entre X et XI dégrées selon l’échelle de Mercalli, suivi d’un grand tsunami qui dévasterait la capitale portugaise en moins de vingt-quatre heures. Le tremblement de terre qui s’est senti même au Brésil et dans pays nordiques provoqua des centaines de blessés et de morts. Tout cela dans le Portugal du milieu du XVIIIe siècle, un Portugal encore médiéval qui ne s’était pas développé au même niveau que d’autres pays européens comme l’Espagne ou la France. José de Carvalho Melo, plus connu sous le nom de Marquis de Pombal, Premier Ministre du roi D. José Ier, ne tarda pas à planifier la reconstruction de la capitale portugaise. Avec cette reconstruction, Lisbonne obtenait le statut de grande capitale européenne. Aujourd’hui nous avons encore des ruines causées par le séisme de 1755 qui ont atteint nos jours, comme le Convento do Carmo à Lisbonne (vide Figure I) en plus de nombreuses statues et des monuments dus au Marquis de Pombal commémorant la reconstruction de la ville. Le tremblement de terre de Lisbonne n’a pas seulement eu des conséquences sur l’architecture, mais aussi sur la littérature de l’époque et sur la pensée philosophique. Des penseurs et des intellectuels comme Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Kant ou Alexander Pope réagirent au séisme. Ce travail se concentrera principalement sur les deux philosophes français. Le tremblement de terre déclencha un débat entre eux sur l’origine de la Providence, du Mal Physique et sur la thèse optimiste du « tout est bien » fondée auparavant par le philosophe allemand Gottfried Leibniz. Nous traiterons d’abord le fameux Poème sur le Désastre de Lisbonne (vide Annexe A) de Voltaire comme une réaction immédiate au tremblement de terre, puis la lettre écrite par Jean-Jacques Rousseau à Voltaire ouvrant ainsi la grande querelle sur le Mal et la Providence. Ci-après nous analyserons la Tragédie de Maître André Perruquier ou le Tremblement de Terre (vide Annexe B) de Jean-Henri Marchand d’un autre point de vue : nous verrons comment se reflète l’obsession de Marchand pour Voltaire et comment il tente d’imiter ou peut-être de parodier ce que le philosophe français soutient dans le Poème. Nous verrons comment le tremblement de terre de Lisbonne et les concepts de la Providence, du Mal et du « tout est bien » sont reflétés de manière satirique dans la pièce.
Le 1er novembre 1755 se produisait à Lisbonne un grand tremblement de terre d’entre X et XI dégrées selon l’échelle de Mercalli, suivi d’un grand tsunami qui dévasterait la capitale portugaise en moins de vingt-quatre heures. Le tremblement de terre qui s’est senti même au Brésil et dans pays nordiques provoqua des centaines de blessés et de morts. Tout cela dans le Portugal du milieu du XVIIIe siècle, un Portugal encore médiéval qui ne s’était pas développé au même niveau que d’autres pays européens comme l’Espagne ou la France. José de Carvalho Melo, plus connu sous le nom de Marquis de Pombal, Premier Ministre du roi D. José Ier, ne tarda pas à planifier la reconstruction de la capitale portugaise. Avec cette reconstruction, Lisbonne obtenait le statut de grande capitale européenne. Aujourd’hui nous avons encore des ruines causées par le séisme de 1755 qui ont atteint nos jours, comme le Convento do Carmo à Lisbonne (vide Figure I) en plus de nombreuses statues et des monuments dus au Marquis de Pombal commémorant la reconstruction de la ville. Le tremblement de terre de Lisbonne n’a pas seulement eu des conséquences sur l’architecture, mais aussi sur la littérature de l’époque et sur la pensée philosophique. Des penseurs et des intellectuels comme Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Kant ou Alexander Pope réagirent au séisme. Ce travail se concentrera principalement sur les deux philosophes français. Le tremblement de terre déclencha un débat entre eux sur l’origine de la Providence, du Mal Physique et sur la thèse optimiste du « tout est bien » fondée auparavant par le philosophe allemand Gottfried Leibniz. Nous traiterons d’abord le fameux Poème sur le Désastre de Lisbonne (vide Annexe A) de Voltaire comme une réaction immédiate au tremblement de terre, puis la lettre écrite par Jean-Jacques Rousseau à Voltaire ouvrant ainsi la grande querelle sur le Mal et la Providence. Ci-après nous analyserons la Tragédie de Maître André Perruquier ou le Tremblement de Terre (vide Annexe B) de Jean-Henri Marchand d’un autre point de vue : nous verrons comment se reflète l’obsession de Marchand pour Voltaire et comment il tente d’imiter ou peut-être de parodier ce que le philosophe français soutient dans le Poème. Nous verrons comment le tremblement de terre de Lisbonne et les concepts de la Providence, du Mal et du « tout est bien » sont reflétés de manière satirique dans la pièce.
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